- Accueil
- Qui sommes-nous ?
- Notre équipe
- Notre engagement
- Les rencontres "Villes durables en Méditerranée"
- Nos études
- Dossiers thématiques
- Nos partenaires
- Nous contacter
- Adhérer à EcoMed 21
- Recherche
30/06/2010 00:00
27/04/2010 14:58
05/03/2010 16:23
Qui ne s’inquiète de l’état actuel de notre cadre de vie en milieu urbain, même si en réalité cette dégradation est le produit de nos activités ordinaires qui nous paraissent absurdes ou criminelles et que parfois, on se sent mal à l’aise devant ce que sont devenus nos paysages urbains et leurs aménagements.
L’évolution de nos milieux urbains révèle une extension très rapide et anarchique, au point que cette émergence d’espaces sans normes d’aménagements paysagers des zones urbaines, font révéler des carences de conception et de gestion des espaces urbanisables et des milieux urbains existants, où même l’héritage des espaces publics avec leurs espaces verts, ont été détourné de leur vocation première, qui est l’amélioration du cadre de vie des citoyens et du paysage urbain de nos agglomérations. Il ne se passe pas un seul jour, sans que des écrits de presse fassent état de la dégradation continuelle des espaces publics et des espaces verts de nos milieux urbains, par des individus sans foi ni loi, en l’absence des autorités compétentes et sous les yeux de citoyens impuissants.
Transformée depuis plusieurs mois en véritable « souk » des fruits et légumes, la place Champs de Mars, située en plein centre-ville de Annaba, est devenue un véritable casse-tête pour les pouvoirs publics et les riverains, car cet espace était naguère parsemé d’espaces verts et fréquentés par des personnes en quête de repos, pour devenir par la suite une source de nuisance de toutes sortes dont particulièrement les ordures et les odeurs puantes.
Jadis, la place de la République de la ville de Béchar était un endroit attrayant par sa propreté et son jardin verdoyant agrémenté par un jet d’eau lumineux, aujourd’hui cette place n’est plus un motif de fierté pour les riverains, car elle se dégrade au fil des jours, tout en se transformant en dépotoir et en lieu de retrouvailles de jeunes dealers ou d’ivrognes qui s’adonnent à l’intérieur des carrés du jardin à des beuveries devant des passants indignés qui la contournent tout en dénonçant l’état déplorable de cette place, de l’incivisme avéré de certains citoyens et du laxisme flagrant des services concernés aussi bien des responsables administratifs que des élus qui ne se soucient plus de la salubrité de leur ville.
A Béjaïa, désespérés de voir venir les services de I’APC concernés par l’aménagement urbain, les habitants de la cité 5 Juillet ont décidé de résoudre eux-mêmes les problèmes liés à l’amélioration du cadre de vie de leur cité, en engageant des particuliers pour les travaux de réfection de la remise des dalles et la réhabilitation des espaces verts, tout en continuant à payer aux caisses de l’Etat la taxe d’habitation avec chaque facture d’électricité.
Dans le but de préserver l’environnement et de donner un aspect agréable au nouvel axe routier à double sens reliant Sainte Clotide à Mers EI Kébir ville, sur un tronçon de 5 km, une vaste opération de plantation d’environ 1500 arbustes et palmiers ainsi que de nettoyage a été entamée en collaboration avec la subdivision des travaux publics de la daïra de Aïn EI Turck avec les services des forêts d’Oran.
Notre capitale a adopté de nombreux programmes de développement urbain depuis les années 1960, mais si la plupart de ces programmes ont été interrompus ou gelés par manque de financement, de changement de politique ou encore de remplacement de certains responsables ; la majeure partie des constructions incluses dans ses 25 000 ha urbanisés a été réalisée de façon anarchique, au point que notre capitale, aujourd’hui, est appelée à devenir un milieu urbain sans perspectives de développement du cadre de vie des citoyens tant que les bidonvilles et autres habitations précaires qui sont un véritable frein à l’expansion du tissu urbain de notre capitale existent et occupent une superficie totale de 2000 ha environ.
La nouvelle ville Sidi Abdellah, qui a démarré en 1998 à 25 km à l’ouest d’Alger, constitue une véritable aubaine pour la capitale qui étouffe à tout point de vue, car à terme, elle pourra abriter plus de 500 000 habitants qui trouveront tous les équipements sociaux nécessaires ainsi que les équipements scientifiques et technologiques appelés à structurer l’Algérie de demain.
C’est parce que maintenant l’argent ne manque pas dans notre pays qu’il est primordial que nos autorités insufflent une forte dynamique à l’édification de cette ville nouvelle, tout en exhortant les ministères et les institutions publiques à démarrer au plus tôt les équipements qu’ils y avaient prévus pour que la nouvelle ville de Sidi Abdellah, qui est déjà baptisée « Les Mille et Une Nuits », offre un meilleur cadre de vie et une nouvelle destination pour tous les amoureux de la nature, car cette ville nouvelle sera dotée de parcs et de jardins dans le cadre de son aménagement paysager.
Les habitants de la cité Sellier, du nom de l’urbaniste et du réformateur social Henry Sellier, située dans la commune de Hydra, se morfondent dans un environnement morose, car ses espaces verts, déjà mis à mal par la gabegie municipale, sont présentement ensevelis sous les éboulis par des actes d’incivilité de quelques locataires réfractaires.
Si la capitale tunisienne « Tunis la ville verte » connaît ces dernières années une évolution en matière d’embellissement végétal et d’aménagement des espaces verts paysagers, avec la création des boulevards de l’environnement, dans le but de soutenir l’amélioration du cadre de vie de ses habitants et de développer le concept des aménagements paysagers, notre capitale connaît un déficit de 70 000 arbres par rapport aux standards applicables à une ville de la dimension de la ville d’Alger, car le manque d’entretien, le vandalisme et l’incompétence des opérateurs en matière d’aménagement des espaces verts paysagers ont fait échoué un projet ambitieux relatif à la mise en place de 100 000 arbres dans les rues de la capitale.
Si chaque année, un grand nombre des arbres plantés aux abords des autoroutes meurt en raison du manque d’entretien, c’est parce que les sous-traitants chargés de planter ces arbres par les services d’urbanisme de la wilaya d’Alger ne s’occupent pas de leur entretien en permanence, ce qui réduit sensiblement leurs chances de survie, car la question des espaces verts, qui rentre dans le cadre des aménagements primordiaux pour la réussite de l’amélioration du cadre de vie des citoyens, pose un véritable problème dans notre capitale, au point que la plupart des espaces verts qui y existent actuellement datent de l’époque coloniale et souffrent, à quelques exceptions près, d’un sérieux manque d’entretien pour leur survie comme c’est le cas pour le jardin d’Essais d’El Hamma, qui est un jardin légendaire et mondialement connu pour ses valeurs historiques, esthétiques et scientifiques.
Selon une étude britannique réalisée par un bureau de recherche spécialisé, en l’occurrence The Economist Intelligence Unit, notre capitale est l’une des villes les moins fréquentables dans le monde, loin des villes comme Vancouver, Melbourne, Vienne et Genève qui passent pour être les meilleures villes du monde où il fait bon vivre. La ville d’Alger est considérée, par cette étude, parmi les plus mauvaises destinations de la planète, tant pour les touristes que pour les investisseurs ou les étrangers désireux de s’y établir, car ses infrastructures et son cadre de vie sont en deçà des normes internationales souhaitées, pour donner à ses citoyens ou à ses hôtes, les conditions de vie agréable.
Au moment où la ville de Dubaï ravirait la vedette aux grandes métropoles internationales et qu’au rythme où vont les choses, elle sera pour les Emirats ce que la Californie est pour les Etats-Unis aujourd’hui, parce que les projets les plus fous sont lancés en un tour de main, la ville dAlger, cité de Beni Mezghenna et ville de Sidi Abderrahmane, que l’insalubrité ronge de partout comme un cancer et avec un manque flagrant d’infrastructures de transport et de structures de divertissement comme les parcs paysagers, a peu de chance de rivaliser avec les mégalopoles européennes, sud américaines ou asiatiques et reste condamnée à se joindre aux villes de Dacca, Karachi, Lagos et Phnom Penh, tant que l’Algérie actuel ne saura pas accorder ses violons en matière d’harmonisation et de valorisation des espaces publics dans l’amélioration du cadre de vie en milieu urbain.
C’est parce que l’Algérie est le seul pays au monde où la plupart des responsables des collectivités locales font les choses à l’envers que la wilaya d’Alger qui possède 30 APC déficitaires parmi ses 57, collabore presque toujours avec les mêmes établissements publics à caractère industriel et commercial (Epic) pour satisfaire ses urgences politiques d’embellissement disparates de ses milieux urbains et des espaces verts, sans toutefois respecter la réglementation des marchés en vigueur, qui exige la présence d’un bureau d’études spécialisé pour chaque projet d’aménagement et interdit le gré à gré pour les entreprises de réalisation sans une consultation conforme à la réglementation en vigueur.
A cause de ces pratiques du temps de la gestion de l’enfermement idéologique, notre capitale est souvent privée de la compétence et du savoir-faire des quelques spécialistes algériens, qui œuvrent à la recherche de meilleures solutions pour améliorer le cadre de vie de nos milieux urbains et des espaces verts paysagers, car avec ces Epic d’aménagement des espaces publics et du nettoyage des milieux urbains, l’incompétence professionnelle dominera le paysage urbain de la capitale ainsi que celui des agglomérations de nos wilayas, tant que les premiers responsables usent des mêmes pratiques révolues, loin des solutions modernes qui feront avancer notre pays vers la prospérité de milieux urbains et la promotion du tourisme national et international.
Il serait inconvenant de nier la réalité de notre capitale et de nos autres mégalopoles et agglomérations, car juste en se mesurant à de grandes villes arabes du bassin méditerranéen, on remarque que leurs villes, à l’instar des nôtres, offrent des conditions de vie aussi agréables qu’intéressantes, comme en témoigne le taux de touristes qui affluent vers des villes comme Tunis, Marrakech, Tanger, Alep, Damas ou encore Beyrouth qui en dépit des violences demeure l’une des destinations les plus prisées de la région du Proche-Orient.
Si aujourd’hui nos villes sont dans un état lamentable, ce n’est que parce qu’en matière d’aménagement urbain et de création des espaces verts paysagers, l’Algérie vit toujours au temps des pratiques de la gestion de l‘enfermement idéologique, lorsqu’on se souciait peu de mettre au diapason l’amélioration des milieux urbains avec le développement économique et social.
Comment ne pas être déçu par le classement de la ville d’Alger parmi les dix villes les moins vivables sur 127 agglomérations du monde, quand on voit que notre capitale « Alger la blanche » est devenue si repoussante et qu’à quelques encablures de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique, se trouve le bidonville Nass El Kazirna où l’éclairage public est inexistant au point que l’insécurité est totale dès la tombée de la nuit et où des groupuscules épars de jeunes vivent de petits larcins et s’adonnent à la consommation de drogues et d’alcool sous les regards de l’exécutif communal, qui semble ignorer même leur existence, tout en honorant des cérémonies de distinction régulières dans des salles des fêtes privées ou des hôtels huppés de la capitale au coût exorbitant, au lieu de se préoccuper de l’amélioration des conditions et du cadre de vie de la majorité de leurs citoyens, afin de vaincre l’insalubrité de cette partie de la capitale. Car, selon le président du Collège national des experts architectes (CNEA), la ville d’Alger risque de se transformer en une multitude de ghettos dans les quelques années à venir, si aucune mesure n’est prise pour améliorer la situation et éviter le risque d’encourager la généralisation de nombreux fléaux sociaux au sein de ses zones urbaines.
Quarante-trois ans après l’indépendance, on n’arrive toujours pas, dans notre pays, à maîtriser la réussite de l’action d’amélioration du cadre de vie de nos citoyens en milieu urbain. Et si nos zones urbaines se dégradent de jour en jour et qu’elles sont de plus en plus laides avec un paysage incompréhensible et des espaces verts disparates, ce n’est que parce qu’au niveau des collectivités locales, on garde toujours le réflexe de la gestion d’antan qui a été décrété après l’indépendance, quand il y avait des zones urbaines avec un semblant de cadre de vie et des citoyens avec quelques notions d’éducation civique, héritée du temps du colonialisme, et que la priorité - donnée à l’amélioration des conditions de vie de nos citoyens - consistait à leur apporter de l’électricité, de l’eau, du gaz et des logements décents pour vaincre la création anarchique des bidonvilles qui symbolisaient pour, ce temps-là, la continuité de la présence du cadre de vie colonialiste.
La qualité de la vie, c’est le degré de bien-être des citoyens qui dépendent d’un certain nombre de facteurs, notamment le droit au logement, l’accès à l’eau potable, les possibilités de scolarisation, l’accès aux soins et le bénéfice de certaines prestations de services. L’amélioration du cadre de vie des citoyens, c’est tout d’abord la revalorisation de la ville et ses quartiers, en requalifiant leurs espaces extérieurs et en créant des espaces verts munis de lieux de détente et de récréation pour toutes les tranches d’âge, tout en assurant un entretien permanent grâce à des microentreprises spécialisées, qui entretiennent le mobilier urbain extérieur (jeux publics, bancs, abribus...), les fontaines, les végétaux et nettoient les monuments, les panneaux de signalisation, les trottoirs et les espaces publics et verts.
L’absence chez nous d’une action réelle pour l’amélioration du cadre de vie en milieu urbain, avec la création de lieu de détente comme les espaces verts et les jardins publics paysagers, laisse les citoyens amoureux de la nature se contenter de jardins suspendus loin des mythiques Jardins suspendus de Babylone. C’est le cas d’un citoyen de Meskiana qui a créé un vrai jardin où fleurissent et s’épanouissent des arbres, des rosiers et diverses plantes grimpantes dans le moindre espace de ses balcons à l’étage, comme s’il voulait donner un signe à nos autorités compétentes pour les pousser à réfléchir et à mettre en place une action concrète afin d’aboutir à l’amélioration des espaces publics. La création d’un urbanisme végétal au sein de nos milieux urbains, qui sont, aujourd’hui, envahis de plus en plus par le béton, rendant nos paysages urbains insupportables à voir, serait l’idéal. Parce que l’avenir de notre pays peut avoir des conséquences économiques évidentes, à cause des coûts que notre Etat va dépenser pour éviter les dégradations à venir de nos paysages urbains et ceux destinés à la réparation des dommages causés sur tous les projets d’aménagement disparates réalisés à coups de milliards de dinars, avec un manque de savoir-faire en qualité paysagère, chez la majorité de nos maîtres d’ouvrage et de nos maîtres d’œuvres, ayant défilé depuis l’indépendance pour l’aménagement de nos milieux urbains.
Pour lire l'article directement sur le site, visitez le site d'El Watan.
Il est urgent aujourd’hui de réfléchir à résoudre ce problème majeur qui touche l’ensemble de nos agglomérations, en faisant appel à des experts-conseils spécialisés en études d’impact paysagère sur les milieux urbains afin de proposer de nouvelles mesures.
Celles-ci nous permettront de tracer les grandes lignes pour résoudre nos problèmes urbains actuels avec un aspect paysager, dans un premier temps, avant d’engager les grands travaux d’aménagement et de réhabilitation avec des entreprises de réalisation, munies d’une équipe d’ingénieurs et de techniciens compétents dans les techniques de réalisation des aménagements urbains, en suivant à la lettre les études d’aménagement paysager déjà achevées par les ambulanciers de l’urbanisme moderne, choisies selon les procédures légales de la législation en vigueur et loin des abus de pouvoir ou du passe-droit que certains de nos responsables ont hérité du temps du système socialiste. Car il n’y a plus de sens commun de la part de nos aménageurs, qui s’imposeraient à l’ensemble des acteurs sociaux afin de dissuader les citoyens inciviques de dégrader leur cadre de vie et les espaces verts de leurs milieux urbains.
C’est en étudiant la relation de notre société à l’espace public en milieu urbain et les échecs de nos expériences précédentes en matière d’aménagements urbains, qui ont abouti à cette chimère et qui continuent à infester nos agglomérations, que nous réussirons à mettre en place un premier pas vers une solution globale pour améliorer le paysage de nos milieux urbains. Bien sûr, tout en fixant comme objectif d’arriver à proposer une armature conceptuelle susceptible d’être appliquée au sein de nos agglomérations pour atteindre le sens désiré de faire de nos milieux urbains un cadre de vie amélioré avec des espaces verts paysagers, à nos citoyens et aux millions de touristes étrangers - qui viendront visiter notre pays dans quelques années , si l’objectif touristique est atteint dans les délais. Parce que pour aménager nos milieux urbains, on continue à faire appel à une interdisciplinarité de maître d’œuvre et d’entreprises de réalisation, qui s’y développent avec des faiseurs d’aménagements disparates, sans faire appel aux architectes paysagistes - appelé en Occident les ambulanciers de l’urbanisme moderne -, que nous continuerons à faire de nos agglomérations des lieux où les citadins jouent aux dominos sur les places publiques.
L’architecte paysagiste, qui offre un savoir-faire professionnel en planification et design des aménagements urbains et des espaces verts paysagers, de la préparation à la surveillance des travaux de réalisation, pratique une profession de synthèse. Mais lorsque l’envergure ou la complexité d’un projet nécessite la collaboration d’autres experts comme l’architecte ou l’urbaniste, l’architecte paysagiste dirige et coordonne les diverses disciplines liées au projet, tout en s’assurant que tous les rouages fonctionnent en douceur pour la réussite du projet d’aménagement. C’est en intégrant I’architecte paysagiste dans le processus d’amélioration du cadre de vie des milieux urbains et la création des espaces verts paysagers, que nous pouvons parler du paysage urbain de nos agglomérations.
Le mot paysage continue d’évoquer fortement la nature et symbolise l’intégration des espaces verts dans le processus de planification urbaine, car le paysage ne peut guère se passer de la nature, instituée en objet distinct par les projets en milieu urbain et, par voie de conséquence, devenue de plus en plus hétérogène aux œuvres humaines à tel point que la nature, les notions de milieu, d’environnement et de paysage sont devenus la relation des sociétés à l’espace construit du milieu urbain.
La réussite du grand pari de la wilaya de Aïn Témouchent pour la construction de la nouvelle ville Akid Othmane, avec un meilleur cadre de vie pour ses citoyens et l’obtention de félicitations de la part de la Banque mondiale pour l’existence d’un aspect environnemental et paysager au sein de ce projet de 3500 logements, n’est devenue une réalité en Algérie indépendante que grâce aux efforts quotidiens des premiers responsables de la wilaya. Ceux-ci ont su collaborer avec la compétence d’une équipe interdisciplinaire de techniciens et d’ingénieurs algériens, majorée, pour la première fois, d’un architecte paysagiste diplômé de Versailles, ayant apporté sa touche paysagère finale inspirée du nouveau concept paysager et son savoir-faire des normes de l’urbanisme végétal moderne, à cette nouvelle ville construite dans un délai record pour un meilleur cadre de vie des citoyens.
Malgré que depuis quelques années, l’amélioration du cadre de vie de nos milieux urbains connaît un profond processus d’aménagement, elle reste toujours à l’état embryonnaire, parce qu’elle continue à buter sur les mauvaises mentalités de certains de nos responsables, érigées depuis l’indépendance, qui travaillent dans le sens contraire de l’évolution des techniques de l’aménagement urbain et des normes de l’urbanisme végétal. En effet, l’aménagement des projets urbains n’est pas accompagné de la vision paysagère des architectes paysagistes expérimentés et avec un savoir-faire pour l’élaboration des paysages urbains avec un urbanisme végétal conforme aux normes modernes et aux traditions architecturales de notre pays, loin des pratiques de faiseurs d’aménagement d’espaces verts disparates, qui n’ont, pour seule spécialité en aménagement des espaces verts paysagers, que le code du registre.
Si notre pays est presque dans une régression irréversible dans le domaine de l’urbanisme végétal et des aménagements paysagers en milieux urbains, ce n’est que parce qu’aucune mesure gouvernementale n’a été prise sérieusement pour le respect des normes de réalisation des aménagements urbains et des espaces verts paysagers. Depuis l’indépendance, la plupart de nos responsables des collectivités locales et des directions d’urbanisme considèrent les aménagements des parcs et jardins dans les zones urbaines, ainsi que la présence végétale vis-à-vis du bien-être et de la qualité du milieu urbain comme secondaires par rapport aux fonctions plus sérieuses que représentent la circulation, l’habitat et le commerce pour ne citer que les plus évidents.
Parce que les forêts constituent un cadre agréable de détente pour se mettre au vert que les Algériens ne s’y trompent pas quand ils revendiquent avec force leur attachement à toute forme de présence végétale dans leurs milieux urbains, comme ils veulent que l’eau de leurs robinets, des routes appropriées et une meilleure éducation pour leurs enfants. Pour les normes de l’urbanisme végétal, les espaces végétaux, qui viennent pour agrémenter le cadre de vie du milieu urbain, sont les jardins et les espaces verts qui sont maintenant à la disposition de tous et offrent des moments de plaisir aux visiteurs, car ils sont démocratisés et ne sont pIus réservés aux seuls privilégiés comme d’antan.
Pour que notre pays ne reste pas au dernier rang des pays en voie de développement, en matière d’aménagement urbain et des espaces verts paysagers, tout en satisfaisant la demande des citoyens, une batterie de textes législatifs s’avère nécessaire de la part de notre gouvernement, afin de permettre aux bonnes volontés, de nos spécialisés en amélioration du cadre de vie en milieux urbains et des quelques architectes paysagistes, d’intervenir sans gêne afin de protéger le paysage urbain de nos agglomérations et de promouvoir les aménagements des espaces verts paysagers dans nos zones urbaines, tout en mettant en place les moyens adéquats pour exiger la présence de « l’architecte paysagiste » dans l’élaboration des études et l’exécution des projets d’aménagement des paysagers urbains, avec la création en Algérie, d’un statut de bureaux d’études spécialisés en aménagement paysager loin d’un simple code de registre du commerce pour la création et la réalisation des espaces verts, qui est à la portée de toute entreprise de réalisation sans savoir-faire dans le domaine de l’architecture du paysage.
Il faut que cette nouvelle « loi paysagère » soit légiférée par notre gouvernement sans un débat caduc à l’APN et qu’elle ne soit pas créée que dans le but de remplir le Journal officiel parce que comme disait le cardinal Richelieu : « Faire une loi et ne pas la faire exécuter, c’est autoriser la chose qu’on veut défendre », surtout que trop de gaspillage guette l’amélioration du cadre de vie dans les milieux urbains de nos agglomérations dans les années à venir. Si la plupart des aménagements des espaces verts récents de nos zones urbaines ont montré tout le mal que peuvent faire des aménagements aveugles au cadre de vie de nos citoyens - étant conçus de la sorte pour ne pas marcher-, il faut faire appel aux techniques de conception des architectes paysagistes qui, en concevant un aménagement paysager, le considèrent comme un élément de la nature dont ils ne lui empruntent que ce qui peut leur servir pour le faire valoir dans le but d’améliorer les paysage urbains.
Les espaces verts paysagers sont une composante primordiale de l’urbanisme végétal. Si le bilan des aménagements paysagers de nos milieux urbains est connu par tous ceux qui y vivent quotidiennement, ou sont informés par les quelques écrits de la presse quotidienne, il est temps pour nous de dégager les voies rapides de l’application des solutions adéquates afin d’acquérir les moyens possibles pour intervenir efficacement dans les aménagements paysagers de nos milieux urbains, tout en alliant les besoins urgents de nos zones urbaines au respect de l’urbanisme végétal et des aspects paysagers de nos agglomérations, par la promotion et l’exigence des normes esthétiques de l’architecture du paysage. Et ce dans le but de préserver et d’optimiser l’amélioration du cadre de vie de nos citoyens, d’assurer un avenir plus durable pour nos milieux urbains et redorer la place de l’Algérie touristique, parmi le bal des nations car seule l’intelligence réfléchie des architectes paysagistes saura manier un projet d’amélioration urbaine avec des espaces verts, dans un contexte paysager jusqu’à sa réussite totale et sa pérennité, tout en respectant l’évolution des normes modernes de l’urbanisme végétal.
Par Meziane Abdellah
Pour lire l'article directement sur le site, visitez le site d'El Watan.